La meilleure écriture sur la couleur (ou « couleur ») blanche sera toujours Chapitre 42 de “Moby-Dick” ; cette vérité ne peut être contestée. Mais “Skating to Antarctica” est un bon finaliste.

Jenny Diski commence ses mémoires/récit de voyage en notant qu’elle n’est « pas entièrement satisfaite du degré de blancheur » dans sa vie. Ceci malgré la décoration de sa chambre pour ressembler à une étendue enneigée, avec des draps blancs, des stores blancs et des murs blancs. “Le matin, si je m’arrange soigneusement au réveil, je ne peux ouvrir les yeux que sur la blancheur.”

Diski fait remonter sa préférence à une expérience adolescente d’être détenue dans un hôpital psychiatrique, où la contemplation de draps blancs était aussi proche que Diski pouvait atteindre l’oubli. Sa fixation culmine dans un voyage en Antarctique, qu’elle envisage d’être l’endroit le plus blanc sur terre.

Pour s’y rendre, elle s’envole de Londres à Buenos Aires vers une ville appelée Ushuaia, puis monte à bord d’un navire de transport touristique. Sur le navire, elle boit un Manhattan refroidi avec des éclats de glace de glacier et apprend qu’un corps humain, s’il est jeté par-dessus bord, peut durer 10 minutes avant que l’hypothermie ne s’installe.

Les lecteurs de cette newsletter remarqueront un leitmotiv de Jenny Diski. Que puis-je dire ? Diski est décédée en 2016 mais si vous ne l’avez jamais lue, commencez ici. C’est un livre aventureux sur la façon de vivre lorsque votre instinct de le faire n’est pas fiable.



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